dimanche 25 septembre 2005

The Wild Geese (les oies sauvages)


"... Seul son esprit persiste."

 - film - 7853_5
Pendant que Michael Cimino et Hal Ashby étudiaient, chacun à leur manière, dans The Deer Hunter et Coming Home, les conséquences humaines de la guerre du Viêt-nam, Andrew V. McLaglen se voyait confier par Euan Lloyd (contre l'avis d'United Artists qui lui préférait Michael Winner) l'adaptation du roman à paraître "The Thin White Line" du Rhodésien Daniel Carney. Ce géant de plus de deux mètres, fils de l'acteur fordien Victor McLaglen et appartenant à une dynastie du milieu du cinéma*, n'est pas un inconnu. Ancien assistant de John Ford, il a déjà réalisé quelques westerns honorables (Shenandoah, McLintock!) et un premier film de guerre, The Devil's Brigade avec William Holden. The Wild Geese est assez classique dans le genre mais relativement bien construit et plutôt plaisant, capitalisant sur son trio d'acteurs vedettes sans négliger pour autant les seconds rôles. Le film a fait l'objet d'une suite très inférieure signée Peter R. Hunt.
 - film - 7853_8
Le colonel Allen Faulkner, un mercenaire notoire, est convié par l'homme d'affaires et banquier Sir Edward Matherson à lui rendre visite à Londres. Ce dernier cherche à conserver l'exploitation de mines de cuivre dans un pays sous dictature militaire. Il confie, pour cela, à son interlocuteur la mission de libérer Julius Limbani, le président renversé et réputé mort de ce pays d'Afrique méridionale, en réalité retenu prisonnier depuis deux ans par son successeur, le général Ndofa. Après avoir fixé ses conditions, Faulkner recrute ses hommes, parmi lesquels d'anciens compagnons d'armes, l'idéaliste Rafer Janders et le séduisant Shawn Fynn. La petite troupe de cinquante hommes, après s'être entraînée au Swaziland, est parachutée à proximité du camps où est enfermé un Limbani très affaibli et cardiaque. L'opération de sauvetage est un succès. Mais l'avion chargé de faire quitter le pays au groupe, après avoir atterri, reçoit l'ordre de redécoller à vide, laissant le président, Faulkner et ses soldats à la merci des hommes sanguinaires de Ndofa.
 - film - 7853_11
Un peu pataud dans son premier tiers, notamment à cause de l'intrigue de situation du personnage de Shawn Fynn, conventionnel pendant la phase d'entraînement, The Wild Geese retrouve de la vigueur lorsque débute véritablement la phase d'action centrale du film et, plus encore, grâce au twist lui permettant de sortir d'une absolue linéarité. Cette production anglo-helvétique, reposant sur une partie de l'équipe technique de la série James Bond, fait, bien sûr, penser au récent Tears of the Sun d'Antoine Fuqua, lequel aborde également le thème racial. Il s'en démarque toutefois par son classicisme et par un basculement brutal, en fin de métrage, vers une certaine violence "explicite". Malgré les atermoiements dans la constitution du casting (Burt Lancaster devait être Rafer Janders, Stewart Granger a remplacé un Joseph Cotten défaillant et le rôle dévolu à Roger Moore aurait pu échoir à... O.J. Simpson), celui-ci est solide, emmené par Richard Burton et Richard Harris (qui sortaient, tous deux, d'étranges affaires de cheval !) et un Roger Moore en transit entre un épisode de l'agent 007 et une Echappée vers Athènes. Sans oublier la participation modeste mais décisive d'Hardy Krüger.
___
*neveu d'acteurs, mari d'actrice et père de cinéastes.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire