

Le passé ressuscité
En
avril 2004, les membres d'une mission archéologique française explorent
les vestiges d'un monument du IIe siècle, l'Exèdre qui, comme le Kasr
al-Bint qu'il jouxte, s'est effondré lors de deux tremblements de terre
aux IVe et VIIe siècles. Dans ce qui ressemble davantage à un amas
d'éboulis qu'aux ruines d'un temple, Christian Augé, Laurent Borrel et
leur équipe vont faire plusieurs découvertes, dont l'une d'entre elles
est unique et surprenante : une tête en marbre représentant l'empereur
romain Marc-Aurèle. Un véritable trésor, digne des plus grands musées
mondiaux.
Mais au delà du côté spectaculaire de cette trouvaille, le travail minutieux, parfois fastidieux de ces chercheurs et bénévoles doit permettre de reconstituer, grâce notamment à l'infographie, l'apparence de la cité à l'époque de sa splendeur et de mieux comprendre l'architecture et l'art des Nabatéens.
La route des rois
Cette route, empruntées par les caravanes pour le transport des hommes et des marchandises, traverse la Jordanie du nord au sud en passant par Pétra. Point de départ de l'itinéraire emprunté pour l'occasion, Jerash, anciennement Gerasa. Là, dans les ruines de la cité romaine, Charles-Edouard Bertrand et le tailleur de pierre Sébastien Solier remontent les colonnes du temple de Zeus, aboutissement de six années d'un patient travail de restitution. Sur le Mont Nébo, où Moïse, selon la Bible, aperçut la terre promise, se dresse une basilique byzantine. Depuis quelques années, Michele Piccirilo, prête dominicain et archéologue, s'attelle à mettre à jour et restaurer de superbes mosaïques qui décoraient le sol des maisons et des églises. Aujourd'hui, il veut partager son art et protéger cet héritage.
Bédouins d'aujourd'hui
Avant
la création de la Jordanie en 1921, ils étaient déjà là... et depuis
des siècles. Ils constituaient même l'essentiel des habitants de cette
région du Moyen Orient. Aujourd'hui, les bédouins ne représentent que 5%
à 10% de la population du pays. Qui sont-ils et que font-ils ?
Rencontre avec ces "hommes du désert", aux quatre coins du royaume
hachémite. Au nord d'abord, dans la Wadi Sahran, un immense désert de
pierres noires, vit Reda et sa famille, dans une tente, et son troupeau
d'ovins de quatre cent cinquante têtes. Nomades comme leurs aïeux, ils
se déplacent au gré des pâturages. Une vie difficile qui poussera
peut-être Salamah, 17 ans, scolarisé à cent cinquante kilomètres, à
devenir instituteur et à s'installer dans une ville.
Palmyre,
en plein cœur du désert de Syrie, est l'une des plus prestigieuses
cités antiques, surnommée par certains la "Rome de l'Orient". Depuis
trente ans, Christiane Delplace, une archéologue française, y dirige un
chantier de fouille. Entre le Ier et le IVe siècle, la ville, à son
apogée, était probablement la plus grande ville du monde, et sûrement
l'une des plus riches. La raison de cette prospérité : elle possède une
source d'eau, en faisant une oasis et une étape obligée pour les
caravanes de chameaux dans leur route entre l'Europe et la Chine. Parmi
les grands personnages de l'histoire de Palmyre, Zénobie, devenue reine
après avoir assassiné son époux Odeinat, est la plus illustre. En cinq
ans de règne, elle va envahir l'Egypte, prendre Antioche et battre
monnaie à son effigie. Un esprit de conquête et d'indépendance qui va
rapidement agacer Rome.
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Mais au delà du côté spectaculaire de cette trouvaille, le travail minutieux, parfois fastidieux de ces chercheurs et bénévoles doit permettre de reconstituer, grâce notamment à l'infographie, l'apparence de la cité à l'époque de sa splendeur et de mieux comprendre l'architecture et l'art des Nabatéens.
La route des rois
Cette route, empruntées par les caravanes pour le transport des hommes et des marchandises, traverse la Jordanie du nord au sud en passant par Pétra. Point de départ de l'itinéraire emprunté pour l'occasion, Jerash, anciennement Gerasa. Là, dans les ruines de la cité romaine, Charles-Edouard Bertrand et le tailleur de pierre Sébastien Solier remontent les colonnes du temple de Zeus, aboutissement de six années d'un patient travail de restitution. Sur le Mont Nébo, où Moïse, selon la Bible, aperçut la terre promise, se dresse une basilique byzantine. Depuis quelques années, Michele Piccirilo, prête dominicain et archéologue, s'attelle à mettre à jour et restaurer de superbes mosaïques qui décoraient le sol des maisons et des églises. Aujourd'hui, il veut partager son art et protéger cet héritage.
Sur les rives de la Mer Morte, site des villes bibliques de Sodome et
Gomorrhe, une entreprise jordanienne exploite le sel et la boue
argileuse aux vertus thérapeutiques reconnues. Plus au sud, se dressent
les châteaux de Kerak et Showbak construits par les francs et qui ont
marqué pendant près d'un siècle, jusqu'en 1189, les frontières des états
croisés.
Bédouins d'aujourd'hui
D'autres choisissent une carrière militaire. Ils appartiennent à l'armée
jordanienne au sein de la patrouille du désert, un régiment
exclusivement composé de bédouins chargé de protéger la frontière
jordano-syrienne de toutes incursions de contrebandiers. Une mission
permanente qui s'effectue à dos de chameaux.
Dans le sud du pays, le sociologue Abdel Hakim Al Husban tente de
préserver la tradition orale bédouine. Selon lui, c'est une urgence car
l'arrivée en masse des touristes et l'urbanisation accélérée menacent
gravement cette culture plusieurs fois millénaire. Sa méthode : aller
sur le terrain et questionner des bédouins comme Dekilallah, un homme de
60 ans qui vit de son petit troupeau mais surtout du tourisme dans le
Wadi Rum, l'une des plus belles régions du pays. Comme tous les bédouins
de la région, il sert de guide aux touristes, attirés par l'ombre et la
légende du célèbre officier anglais Lawrence d'Arabie
qui y aurait séjourné en 1915 et 1916, au moment où il fédérait les tribus arabes contre l'empire ottoman.

Dernière étape du voyage : Amman, capitale du pays. Là, Etaf, une
bédouine urbaine et vêtue à l'occidentale, a pu réaliser son rêve :
devenir journaliste et plaider la cause des femmes. Selon elle, leur
situation se dégrade depuis plusieurs années, conséquence de la montée
de l'islamisme.
Le royaume de Zénobie

*une partie de l'action de The Mummy Returns
s'y déroulait également.

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