"... Rejoint les aisselles d'Annwyn"
Très libre adaptation du premier roman de l'écrivain britannique Simon Maginn, "Sheep", publié en 1994, The Dark
permettait à John Fawcett
de renouer avec le cinéma après un long intermède télévisuel, marqué
notamment par la direction du pénultième épisode de la série Taken
.
A posteriori, ce retour est-il justifié ? Avec son intrigue inutilement
alambiquée et sa mise en scène un peu poussive, ce troisième long
métrage, s'il se laisse voir sans douleur, est néanmoins le moins réussi
du réalisateur canadien. Le public l'a d'ailleurs quasiment ignoré, y
compris en France où il n'est resté à l'affiche qu'une semaine avec une
distribution, il est vrai, très étroite. Et Fawcett
est repassé depuis... au petit écran.
Après le départ de son père James, Sarah est restée à New York avec Adèle,
sa mère. Leur relation est plutôt difficile et la jeune fille aimerait
aller vivre chez son père au pays de Galles ou, au moins, le retrouver
rapidement à l'occasion d'un voyage. Sarah et Adèle arrivent bientôt dans la grande maison, nichée sur une falaise perdue, que James retape avec l'aide de l'autochtone Dafydd. Celui-ci est amené à raconter à Adèle,
au cours d'une promenade, le drame qui s'est déroulé sur place, un demi
siècle plus tôt, le suicide collectif d'une communauté sous l'impulsion
de leur pasteur, Rowan surnommé 'le Berger'. Des
familles entières se sont précipitées dans l'océan du haut de
l'impressionnante falaise sur laquelle ils se tiennent à présent. Au
même moment, Sarah se retrouve, de manière apparemment
accidentelle, sur le chemin d'un troupeau de moutons, lesquels la
piétinent avant de se jeter, sans raison logique, dans le vide. Le
lendemain, la jeune fille disparaît, probablement noyée en tombant de
rochers faisant une digue naturelle dans la mer. Mais la nuit suivante, Adèle croit la reconnaître dans la cour de la maison et la suit jusqu'au vieil abattoir attenant.











Maria Bello
,
sur laquelle repose l'essentiel du film, offre une palette de jeu
étriquée, largement moins convaincante que celle utilisée pour le
personnage d'Edie Stall dans A History of Violence
, sorti à la même époque. La place laissée à Sean 'Boromir' Bean
est, encore une fois, scandaleusement exiguë, presque aussi secondaire que celle occupée par son compatriote Maurice Roëves
. Intéressante prestation de la débutante et locale Abigail Stone
, supérieure à celle de sa partenaire Sophie Stuckey
, pourtant "dessalée" par de précédents tournages.
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*et celle, identique et répétée, de ses créateurs et acteurs : nous faire "vraiment" peur.
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