"... Pas amoureux, plutôt aimé."
Cinq ans après son premier long métrage, Siegfried
revient avec ce Sansa
...
pour mieux repartir ! Et bien plus loin cette fois. Les deux films ont
été conçus dans le même esprit tonal et graphique. N'oublions pas que le
réalisateur est aussi photographe et musicien. En outre, l'équipe
technique est identique. Sansa
a été présenté au cours de la Quinzaine des réalisateurs cannoise, du Festival de Toronto et en compétition officielle de celui de Tokyo 2003.



Les errances de Sansa (Roschdy Zem
)
à travers l'Europe, l'Asie et l'Afrique* à la recherche... de l'amour
et, surtout, de lui-même à travers les autres. Dans ses pérégrinations,
il rencontre à plusieurs reprises le maestro Click (Ivry Gitlis
). Entre les deux hommes, une complicité va naître.


Long clip documentaire de près de deux heures ou carnet de voyage filmé, Sansa
, intitulé comme son personnage principal, nous fait suivre les aventures d'une espèce de Bibi Fricotin
du XXIe siècle. Ce voyage sans but et sans reproche, comme le script
qui le sous-tend, est avant tout une découverte du monde et des hommes (des femmes serait plus adapté ici !).
Esquisse d'une humanité qui n'a jamais été si proche et pourtant si
dissemblable. Il n'y a pas réellement de continuité narrative dans le
film ni de parti pris réaliste. Ce voyage peut tout aussi bien être
compris comme purement imaginaire ou onirique, impression renforcée par
la bande musicale hypnotique. C'est la raison pour laquelle, sans
vouloir choquer son créateur, on pourra aisément (grâce au chapitrage)
visionner telle ou telle étape de ce périple. La mise en images,
presque constamment frénétique, caméra à l'épaule, utilisant volontiers
les très hautes lumières, les flous volontaires de bougé, les
travellings circulaires et autres angles excentriques, prend le risque
d'indisposer ceux qui ne passent pas leur journée devant les émissions
des chaînes musicales. Mais certaines séquences ont une grande beauté
picturale, d'autres (Benares en particulier) se distinguent par leur esthétique "anthropo-ethnologique".

___
*Paris, Madrid, Budapest, Milan, St Petersbourg, Benares, Tokyo, Le Caire, Burkina et Ghana, Lisbonne et retour à Madrid.
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