"Vous avez une curieuse façon de vous soigner !"

Sorti il y a huit mois sur les écrans, le troisième film du réalisateur Pascal Bonitzer
(il est aussi scénariste et acteur) est moins convaincant que le précédent, Rien sur Robert
(1999).
Il n'a, d'ailleurs, attiré qu'un peu moins de 200 000 spectateurs en
huit semaines d'exploitation, dont plus de la moitié en première
semaine, avec 231 copies.


On n'entre, en effet, pas un instant dans cette histoire confuse, absconse et surtout sans intérêt, prétendument inspirée de "La divine Comédie" de Dante. Tout débute par cette conversation impromptue et risible entre l'épouse, Gaëlle (Emmanuelle Devos
), et la maîtresse, Nathalie (Ludivine Sagnier
), de Bruno (Daniel Auteuil
) qui ne se connaissent pas. Cela se poursuit par cette mission, moins simple qu'il n'y parait, confiée à Bruno par son oncle Gérard (Jean Yanne
),
un maire communiste en campagne, de remettre une lettre à l'amant de sa
propre femme. Sur place, il fait la connaissance d'une femme étrange (Kristin Scott Thomas
), la belle-fille et épouse de l'amant en question (!!), dont il tombe amoureux. Abandonné par sa femme, Bruno se "précipite" sur la collaboratrice de son oncle (Pascale Bussières
)...







STOP
! Arrêtez le massacre ! Car s'en est un, ou plutôt un pur gâchis que de
réunir une telle distribution au service d'un scénario aussi ridicule.
De plus, Petites coupures
est un de ces films dans lesquels on "voit" le dialogue, et c'est exaspérant parce que l'on ne sait pas à quoi se raccrocher (à moins qu'il ne faille, tout simplement, décrocher !). Et les quelques paysages de l'Isère, au petit matin, sont une modeste consolation. L'ancien critique des "Cahiers du cinéma" a bien du mal à atteindre le niveau de ses pairs (pères) Resnais
et Chabrol
. Son court parcours est plus proche de celui de son ancien collègue journaliste André Téchiné
.





Gâchis : c'est le mot qui vient spontanément à l'esprit en voyant Auteuil
, Scott Thomas
, Bussières
, Sagnier
et Yanne
si mal employés, obligés de réciter des inepties. A cela s'ajoute le
décalage entre une intrigue dénuée de sens et d'intensité dramatique et
une musique d'inspiration symphonique, belle au demeurant, mais
inutilement grandiose et pathétique.





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