"I am possessed of the dead."

Comme en 1958, ce ne sont pas moins de cinq films* réalisés par Roger Corman
qui sont à l'affiche en 1963. Produit juste après The Raven
, dans les mêmes décors et avec deux des acteurs du casting, The Terror
est en réalité une œuvre collective puisque, non crédités, Monte Hellman
(régisseur général au générique), Francis Ford Coppola
, Jack Hill
et Jack Nicholson
ont dirigé certaines de ses scènes. Cette histoire de revenants en costumes, co-signée par l'acteur (Hondo
, The Intruder
...) et scénariste (The Cry Baby Killer
avec Nicholson
, Tower of London
dans lequel Sandra Knight
tenait un petit rôle) Leo Gordon
, ne supporte néanmoins pas la comparaison avec le précédent et le suivant, The Haunted Palace
.
















Un soldat, accablé par la soif, la fatigue et le soleil, tombe de cheval et perd brièvement connaissance. Lorsqu'il revient à lui, il aperçoit une jeune femme à laquelle il demande à boire. Celle-ci l'emmène à une source où elle lui révèle son prénom : Hélène, puis retourne vers la plage. L'homme, en tentant de sauver la belle inconnue de la noyade, subit l'attaque d'un rapace. A son réveil, une vieille femme se trouve à son chevet. Gustaf l'a ramené chez elle pour y être soigné. Interrogée à propos d'Hélène, elle lui présente son aigle femelle ainsi nommée. En suivant le volatile, il retrouve brièvement celle qui l'a charmé. Gustaf lui révèle qu'elle est envoûtée et nécessite son aide. Avant de reprendre la route pour Kolben, le lieutenant français André Duvallier du 5e régiment de chasseurs se rend donc dans le château du baron Victor Frederick von Leppe. Il doit également rencontrer un certain Eric, susceptible de dévoiler la vérité sur cet étrange sortilège.

Prodigalité et rapidité d'exécution font rarement bon ménage avec qualité. The Terror
peut en témoigner. La médiocrité du scénario brouillon, tiré par les cheveux (plumes ?) n'a d'égale que celle de la réalisation qui amplifie les incohérences narratives et multiplie les bévues, notamment de continuité. Sur le thème et le style (gothique), cette production cormanienne
reste inférieure à La Frusta e il corpo
de Mario Bava
sorti la même année, se situant ainsi à mille lieues de celles inspirées par Edgar Allan Poe
, a fortiori des références contemporaines et durables que constituent The Innocents
ou The Haunting
. Sous-employé, Boris Karloff
livre une prestation sans relief (par contraste, celle dans The Comedy of Terrors
, aux côtés de Vincent Price
et Peter Lorre
, gagne en lustre !). Quant à Sandra Knight
, épouse à cette époque de Jack Nicholson
et enceinte pendant le tournage, elle interrompra peu après sa carrière pour se consacrer à sa fille et à la peinture.













___
*le record de neuf films en 1957 restera désormais inaccessible !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire