"... Un homme brandissant le disque solaire."

En janvier 1966, Mario Bava
achève le tournage d'Operazione paura
avec Giacomo Rossi-Stuart
dans le premier rôle masculin. Comme pour Ringo del Nebraska
, produit quelques mois auparavant, il est alors appelé en urgence pour remplacer le réalisateur* d'I Coltelli del vendicatore
congédié par la production. Bava
remanie le script, met au panier le travail de son prédécesseur et achève sa mission en à peine six jours. Celle consistant à sauver au moins les apparences, compte tenu des ressources anémiques mises à sa disposition et du besogneux scénario (le pénultième co-signé par le cinéaste Giorgio Simonelli). Et, incidemment, à ajouter à sa filmographie un troisième volet au diptyque viking mettant en vedette le Pennsylvanien Cameron Mitchell
.








Sur une plage déserte, Karin et son fils Moki sont venus interroger Shuna. La vieille sorcière lui annonce que son époux Arald, perdu en mer depuis trois ans, est toujours en vie ; elle la met également en garde contre Aghen et lui conseille de partir. Celui-ci, à la tête d'un groupe de pillards, désire en effet épouser Karin afin de devenir le chef de sa tribu. Sur le point d'être enlevés par les hommes d'Aghen, cette dernière et Moki sont secourus par un étranger auquel elle venait de refuser l'hospitalité. L'homme reste auprès d'eux, devenant ainsi l'instructeur en armes de l'enfant. Un soir, Karin raconte à son protecteur l'origine et la chronologie de ses malheurs.

Avec The Vikings
, Richard Fleischer
avait ouvert le sillage à une courte vague** de productions médiévo-nordiques, pour la plupart assez médiocres. La contribution de Mario Bava
au phénomène était jusqu'alors une participation au tournage de L'Ultimo dei Vikinghi
(aux côtés de Giacomo Gentilomo) puis la réalisation de Gli invasori
, tous deux en 1961 et avec Cameron Mitchell
en tête d'affiche. L'acteur auquel il venait également de confier l'un des principaux personnages de Sei donne per l'assassino
récidive donc dans ce I Coltelli del vendicatore
aux ambitions narratives (sorte de version pénélopienne et sans lyrisme de "L'Odyssée") et artistiques (à l'exception de la photographie de certaines séquences) plutôt modestes. L'occasion enfin pour Giacomo Rossi-Stuart
de croiser une troisième et dernière fois Fausto Tozzi
, le grand vizir de Le Meraviglie di Aladino
co-réalisé par Bava
.












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*Primo Zeglio
ou Leopoldo Savona ?

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