On peut toujours bouder son plaisir. L'un des intérêts du scénario du peu actif Charles Randolph consiste justement à permettre à certains d'entrevoir sa finalité (dès la confrontation télévisée avec le gouverneur du Texas Hardin). Ce qui ne nuit en rien à l'appréciation du développement, en quatre actes, du film.
Si Kate Winslet
(après que son rôle ait été proposé à Nicole Kidman
) et Laura Linney
y sont effectivement convaincantes, c'est également le cas de Kevin Spacey
aussi crédible dans les scènes "publiques" (son importunité, sa conviction de l'existence de vérités supérieures et son sacrifice le rapprochent en effet de Socrate*) que dans l'intimité douloureuse. L'acteur n'était pas le premier choix d'Alan Parker
, lequel avait pensé pour le rôle-titre à Nicolas Cage
(détenteur initial du projet) et à George Clooney
.







Le film de Parker
, certes moins fort que le Dead Man Walking
de Tim Robbins
au sujet connexe, n'a donc rien de décevant.



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*"Il vaut mieux subir l'injustice que de la commettre", "la première
clé de la grandeur est d'être en réalité ce que nous semblons être",
"le mal vient de ce que l'homme se trompe au sujet du bien."
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