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Western parmi les plus méridionaux de l'histoire hollywoodienne du genre, Way of a Gaucho est aussi l'un des plus proches... de l'opérette. Adapté par Philip Dunne* à partir d'un roman du méconnu Herbert Childs, il devait initialement être dirigé par Henry King (avec Tyrone Power dans le rôle principal). Jacques Tourneur, réalisateur auparavant de Canyon Passage (Universal) et de Stars in My Crown (MGM) également à la croisée de catégories filmiques, succède donc à son collègue désisté. L'exotisme relatif des décors (la pampa et les massifs andins d'Argentine) semble avoir été l'argument décisif de ses promoteurs. Car l'histoire et les dialectiques développées dans le scénario (coutumes et modernité, loyauté et transgression, honneur et trahison...) demeurent, quant à elles, assez communes. Grand (1m91 !) escogriffe, Rory Calhoun ne réussit pas à susciter une quelconque empathie à l'égard de son personnage présumé emblématique. Le jeu du futur partenaire de Robert Mitchum et de Marilyn Monroe dans River of No Return manque, il est vrai, de nuance et de conviction, surtout aux côtés de Gene Tierney (dans le quatrième et dernier western de sa carrière) pourtant ici un peu décevante. Les acteurs de soutien, Richard Boone, Hugh Marlowe (partenaire de Tierney dans Night and the City) ou encore Everett Sloane, n'en profitent pas vraiment en raison du faible espace qui leur est réservé.
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*producteur pour la Fox et scénariste, nommé à deux reprises - 1942 et 1952 - aux Academy Awards, adaptateur notamment de How Green Was My Valley et de The Ghost and Mrs. Muir (déjà avec Gene Tierney).



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