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Je ne me souviens pas avoir vu un film dirigé par Steven Soderbergh vraiment convaincant. Ce pseudo polar d'action, produit avec la complicité du vieil acolyte Gregory Jacobs, pas plus (et plutôt moins !) que les précédents. L'histoire très erratique écrite sans grande imagination par Lem Dobbs (Kafka, The Limey...) comme le traitement qui en est fait sont, encore une fois, d'une grande vanité. Et si l'on peut reconnaitre au cinéaste une certaine élégance visuelle dans sa réalisation, elle paraît ici à contre-emploi, accentuant le caractère artificiel, toujours laborieux du dispositif, en particulier lors des combats. Sa (très surfaite) réputation lui permet de réunir un casting "vendeur" (Ewan McGregor,
Michael Fassbender, Channing Tatum, Michael Angarano, Michael Douglas, Antonio Banderas aux prestations insipides), en l'occurrence bien inutile, emmené par la presque inconnue et peu engageante Texane Gina Carano, pratiquante de divers arts martiaux. Ce bien nommé Haywire (i.e. dingue, détraqué, chamboulé... à l'eau) se révèle même inférieur au faiblement épicé Salt de Phillip Noyce, c'est dire ! L'échec relatif du film devrait, fort heureusement, nous épargner de toute velléité d'éventuelle suite.




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