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"It's some rich psycho's entertainment"
Le caractère éminemment conceptuel (scénario imaginé par le trio Vincenzo Natali (Splice)-Graeme Manson-André Bijelic) de ce premier long métrage* le préserve de l'effet du temps. Pur exercice de style filmique, Cube commence par désarçonner un peu le spectateur mais réussit, véritable gageure compte tenu du caractère confiné ("claustrophobique") de l'espace et de ses ingrédients narratifs, à l'intriguer jusqu'à son terme. Plus original et surprenant que Das Experiment de l'Allemand Oliver Hirschbiegel ou Primer de son jeune compatriote Shane Carruth, moins singulier que le Pi de Darren Aronofsky, ce drame horrifique presque abstrait se focalise, pour l'essentiel, sur les relations (et leur évolution) nouées entre les très dissemblables protagonistes** de cet étrange huis-clos. Récompensé au TIFF 1997, succédant à Bienvenue à Gattaca, Retroactive et An American Werewolf in Paris (respectivement au palmarès des festivals de Sitges, Fantasporto et Gérardmer), demeure assez atypique dans la production qualitative de genre.
N.B. : des deux sequels produites sur ces bases, ni Cube 2: Hypercube (suite incohérente de gesticulations gratuites) du chef-op. polonais Andrzej Sekula (Pulp Fiction, American Psycho...), ni le vidéofilm Cube Zero d'Ernie Barbarash ne sont vraiment à... sauver !
N.B. : des deux sequels produites sur ces bases, ni Cube 2: Hypercube (suite incohérente de gesticulations gratuites) du chef-op. polonais Andrzej Sekula (Pulp Fiction, American Psycho...), ni le vidéofilm Cube Zero d'Ernie Barbarash ne sont vraiment à... sauver !
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*revu après le visionnage d'Exam
**même s'il existe, d'emblée, une complicité formelle entre Leaven et Worth ; les patronymes des participants de ce périlleux Rubik's Cube sont en effet empruntés aux dénominations de prisons parmi lesquelles Leavenworth (Kansas).



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