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Efficace (et très rentable*) adaptation anticipée du roman de Michael Crichton (The Andromeda Strain, Westworld) publié en novembre 1990, Jurassic Park contient les principaux ingrédients narratifs et visuels susceptibles d'attirer un large public, celui des enfants étant en l'occurrence le premier visé. Le scénario co-signé par l'auteur et par David Koepp (Stir of Echoes) se situe en effet astucieusement à la croisée des genres fantastique, thriller effrayant et aventure (presque !) héroïque, sans oublier l'indispensable dose d'humour sans laquelle l'équilibre recherché aurait sans doute été bancal. Juste avant de renouer avec la composante dramatique (Schindler's List sortira en décembre de la même année) de son parcours, Steven Spielberg nous livre un assez formidable et plutôt ingénieux film de divertissement malgré les quelques ellipses du récit et approximations figuratives.
Premier choix du réalisateur, Sam Neill** convainc tout à fait en professeur Alan Grant (personnage à nouveau présent dans la deuxième sequel***) aux côtés de l'exquise Laura Dern**** et de Richard Attenborough dont la dernière apparition à l'écran, celle dans The Human Factor, datait de 1979. La place accordée au singulier et très talentueux Jeff Goldblum me semble en revanche trop étroite (ce qu'ont dû saisir les producteurs au moment de mettre en chantier le deuxième volet) ; à noter également la participation un peu effacée de Samuel L. Jackson. Post-produit par George Lucas, Jurassic Park ressortira en version 3D à partir de ce mois-ci.
Premier choix du réalisateur, Sam Neill** convainc tout à fait en professeur Alan Grant (personnage à nouveau présent dans la deuxième sequel***) aux côtés de l'exquise Laura Dern**** et de Richard Attenborough dont la dernière apparition à l'écran, celle dans The Human Factor, datait de 1979. La place accordée au singulier et très talentueux Jeff Goldblum me semble en revanche trop étroite (ce qu'ont dû saisir les producteurs au moment de mettre en chantier le deuxième volet) ; à noter également la participation un peu effacée de Samuel L. Jackson. Post-produit par George Lucas, Jurassic Park ressortira en version 3D à partir de ce mois-ci.
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*près de 915M$ de recettes mondiales dont plus de 350M$ en Amérique du Nord pour environ 63M$ de budget.
**sollicités pour palier sa momentanée indisponibilité, William Hurt, Richard Dreyfuss et Harrison Ford ont refusé le rôle.
***puisque une troisième est programmée pour 2014.
****Juliette Binoche a décliné l'offre de tenir le personnage du professeur Ellie Sattler... puis celui de Sarah Harding dans The Lost World.
**sollicités pour palier sa momentanée indisponibilité, William Hurt, Richard Dreyfuss et Harrison Ford ont refusé le rôle.
***puisque une troisième est programmée pour 2014.
****Juliette Binoche a décliné l'offre de tenir le personnage du professeur Ellie Sattler... puis celui de Sarah Harding dans The Lost World.




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"Mommy's very angry."
La perte ne concerne pas le monde seulement. Ce deuxième épisode, plus sombre et mécanique, a aussi perdu une partie de son humanité et de sa cohésion. Steven Spielberg nous a d'ailleurs prouvé avoir quelques difficultés à réussir les premières suites. Considéré isolément, The Lost World possède pourtant de bonnes idées, avec néanmoins une priorité donnée aux scènes d'action, mais l'ensemble reste trop décousu, n'évite pas certaines longueurs (des défaillances lui valant trois nominations aux Razzie Awards 1998). Le casting renouvelé (Julianne Moore, Pete Postlethwaite, Vince Vaughn, Richard Schiff, Peter Stormare) ne manque pas de cachet. Mais cela ne suffit pas à donner un relief supplémentaire au film.


Jurassic Park III
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*co-récompensé aux Academy Awards pour les effets spéciaux de Raiders of the Lost Ark, réalisateur notamment du drame October Sky et du récent Captain America: The First Avenger.


Jurassic Park III
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Totalement anecdotique, ce troisième volet souffre assurément de la comparaison avec les deux précédents. Exit Michael Crichton incapable de trouver une idée de scénario satisfaisante mais aussi Steven Spielberg qui, abandonnant finalement son projet de départ, préfère laisser la main à Joe Johnston*, collaborateur de George Lucas. Déjà substantiellement affaiblis dans The Lost World, les enjeux "philosophiques" disparaissent ici au profit d'une très linéaire et sans réel intérêt course poursuite de recherche et survie. Le retour de Sam Neill ou la présence de William H. Macy ne permettent de sauver cette deuxième sequel... également nommée aux Razzie Award.___
*co-récompensé aux Academy Awards pour les effets spéciaux de Raiders of the Lost Ark, réalisateur notamment du drame October Sky et du récent Captain America: The First Avenger.


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