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Première des six collaborations du scénariste Claude Mulot avec Max Pécas et unique film produit par le monteur Paul Cayatte (La Piscine, Borsalino), Je suis une nymphomane est un pitoyable drame sentimental à l'eau de rose mâtiné d'érotisme soft. La tentation charnelle est une constante dans les films de Pécas. A l'aube des années 1970, elle peut enfin s'exprimer plus explicitement. La même année, Jean-François Davy écrit et réalise La Débauche ; plus ambitieux et intellectuel, Pier Paolo Pasolini adapte Il Decameron de Boccaccio. Trois ans plus tard, Emmanuelle va contribuer à populariser un genre longtemps honni. Le quatorzième long métrage du cinéaste lyonnais ne possède aucune vertu de ses prétendus vices. Sandra Julien* et la sculpturale Janine Reynaud (Mafalda dans La Main noire) n'apportent aucun charme véritable à ce bas-relief vaguement animé (et kaléidoscopé !). Le thème sera notamment repris par l'Espagnol Christian Molina à l'occasion de l'adaptation du roman de Valérie Tasso, Diario de una ninfómana.
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*figure de proue du récent Frisson des vampires de Jean Rollin ; elle reprendra un peu plus tard du service auprès de Pécas... pour le corrélatif Je suis frigide... pourquoi ?


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*figure de proue du récent Frisson des vampires de Jean Rollin ; elle reprendra un peu plus tard du service auprès de Pécas... pour le corrélatif Je suis frigide... pourquoi ?

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