
L'un
des plus remarquables polars psychologiques qu'il m'ait été donné de
regarder. Ma mémoire avait conservé la quasi totalité des scènes de Klute
, au point que j'eusse presque pu en dessiner le storyboard. Le film est certes daté mais il n'a rien perdu de sa force retenue (l'impact de la violence sonore) et de sa modernité.

Je mets particulièrement en exergue les deux climax très différents (celui dont est issue l'illustration et le dangereux isolement lié aux "fermetures" consécutives). Et la qualité d'interprétation de Jane Fonda
qui confirmait celles qu'elle avait déjà montrées notamment dans Barefoot in the Park
et, bien sûr, dans They Shoot Horses, Don't They?
.



Formidable début de décennie pour Pakula
qui enchaînera avec The Parallax View
, All the President's Men
(deux volets suivants de sa "paranoia trilogy") puis, dix ans plus tard Sophie's Choice
. Disparu accidentellement de façon prématurée, le fils d'immigrant polonais, associé de Robert Mulligan
et président du Festival de Cannes 1978 aurait peut-être encore pu nous étonner.





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