dimanche 6 septembre 2015

Defiance

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Une série télévisée futuriste de plus, serait-on tenté de dire ! Rien de réellement original, ni de foncièrement intéressant. Imaginé par le trio Kevin Murphy (Desperate HousewivesHellcats)Rockne S. O'Bannon et Michael Taylor (Battlestar Galactica dont l'influence apparaît assez manifeste) puis lancé en avril 2013 sur la chaîne Syfy, Defiance (i.e. résistance, défi) nous projette dans une trentaine d'années, sur une Terre profondément transformée par un long conflit avec des extra-terrestres qui s'est dénoué sans vainqueur. Les différents belligérants finissent pas cohabiter dans un environnement appauvri et sans loi. Entré en possession d'une précieuse sphère énergétique récupérée dans l'habitacle d'un vaisseau spatial écrasé au sol, Joshua Nolan et Irisa échappent à des bandits motorisés. L'ancien militaire et sa fille adoptive itharienne sont peu après sauvés de l'attaque de monstrueux prédateurs et emmenés à Defiance (ex-St. Louis) par le justicier de cette cité minière protégée par une muraille électronique. La recherche du meurtrier du fils aîné de l'influent Rafe McCawley va révéler l'imminence d'un sabotage, prélude à une massive attaque d'aliens Volge.
Avec son ADN de jeu vidéo (ce qu'il est d'ailleurs aussi), sa narration faiblarde, ses affreux (effets spéciaux compris) et parfois incohérents décors ou encore son casting (le Néo-zélandais , les Londoniennes  et ,  - Rita Morgan dans Dexter, l'Ecossais ...) assez terne, Defiance peine sérieusement à nous convaincre de rester sous son emblématique arche au-delà de son pilot en deux parties. Alors l'accompagner jusqu'au terme de sa troisième saison (qui s'est achevée il y a quelques jours) relève du... défi !





Episodes

Saison 1
  1. Un nouveau monde, première partie (Pilot: Part One)
  2. Un nouveau monde, deuxième partie (Pilot: Part Two)
  3. Le silence des morts (Down in the Ground Where the Dead Men Go)
  4. Vengeance irathienne (The Devil in the Dark)
  5. Une question de respect (A Well Respected Man)
  6. L'œuf du serpent (The Serpent's Egg)
  7. Frères d'armes (Brothers in Arms)
  8. La pluie d'acier (Goodby Blue Sky)
  9. D'une autre époque (I Just Wasn't Made for These Times)
  10. L'épidémie (If I Ever Leave This World Alive)
  11. A visage découvert (The Bride Wore Black)
  12. La machine à tuer (Past Is Prologue)
  13. L'ange de la mort (Everything Is Broken)
Saison 2
  1. Une ville sous contrôle (The Opposite of Hallelujah)
  2. Rancœur (In My Secret Life)
  3. Meurtres en série (The Cord and the Ax)
  4. Sacrifice (Beasts of Burden)
  5. Hallucinations (Put the Damage On)
  6. Pour la bonne cause (This Woman's Work)
  7. Œil pour œil (If You Could See Her Through My Eyes)
  8. Un choix difficile (Slouching Towards Bethlehem)
  9. Souvenirs volés (Painted From Memory)
  10. Vingt mille lieues sous la terre (Bottom of the World)
  11. Jalousie meurtrière (Doll Parts)
  12. La dernière heure (All Things Must Pass)
  13. Les clés du Kaziri (I Almost Prayed)
Saison 3
  1. Les mines de McCawley (The World We Seize)
  2. Des ennemis sanguinaires (The Last Unicorns)
  3. La trahison des Tarr (Broken Bough)
  4. Silence radio (Dead Air)
  5. Unis jusqu'à la mort (History Rhymes)
  6. Esprit de famille (Where the Apples Fell)
  7. Des armes pour Defiance (The Beauty of Our Weapons)
  8. La victoire à portée de main (My Name Is Datak Tarr and I Have Come to Kill You)
  9. Le clone de Yewl (Ostinato in White)
  10. La faible lueur de la raison (When Twilight Dims the Sky Above)
  11. L'heure de la vengeance (Of a Demon in My View)
  12. Le réveil (The Awakening)
  13. Vaincre ou mourir (Upon the March We Fittest Die)

vendredi 4 septembre 2015

Arsène Lupin contre Arsène Lupin

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"Bouge pas ! C'est la première fois qu'on joue 'La Marseillaise' pour Arsène Lupin."

Trois ans après Signé : Arsène Lupin d', avec  dans le rôle-titre, sort en salles une suite officieuse1 également produite par François Chavane pour la GaumontGeorges Neveux2 imagine pour cela une inédite succession (sous la forme d'une double filiation restée jusque-là secrète) au célèbre personnage inventé par Maurice Leblanc. De distinguées personnalités et quelques individus plutôt louches rendent un dernier hommage à André Laroche, la plupart d'entre ne sachant pas que le riche armateur n'est autre qu'Arsène Lupin. Les obsèques sont l'occasion pour la comtesse Anne de Vierne de révéler à son unique fils François que le défunt était son véritable père. Privé de ressources par le comte en raison de multiples larcins découverts grâce aux domestiques, François apprend bientôt avec dépit le legs à de bonnes œuvres de la fortune du gentleman cambrioleur. Il découvre aussi l'existence d'un demi-frère cadet, l'artiste de cabaret Gérard Dagmar, né d'une brève union avec une serveuse de restaurant. La recherche de joyaux de la couronne déchue de Poldavie, dont Catherine, jolie collègue dont Gérard s'est épris, et son jeune frère Michel sont les héritiers, va provoquer la rivalité des deux Lupin fils.
Malgré son caractère clairement tarabiscoté, le récit signé par Georges Neveux s'avère assez prenant et séduisant. Tout à la fois film policier et comédie alerte, Arsène Lupin contre Arsène Lupin3 mêle, avec astuce et une certaine élégance, humour, mystère, crime et romance. Les dialogues sont souvent savoureux et la réalisation d' fait preuve d'une évidente et parfois impertinente inspiration. Outre la plaisante association de  avec 4, le film compte parmi ses multiples atouts une riche et prestigieuse distribution (la délicieuse  trop peu présente à l'écran, les excellents comédiens , en préfet de police, et ...).
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1.  a en effet prêté son visage au portrait d'Arsène Lupin aperçu à quelques reprises. 
2. le natif russe a notamment adapté Jules Romains et Alexandre Dumas père.
3. à ne pas confondre avec la méconnue production homonyme (1937) d'.
4. les deux acteurs s'étaient déjà croisé dans le court métrage Les Surmenés (1958) de , dans Et ta sœur (1958) de  et dans le segment "L'avarice" réalisé par Claude Chabrol pour le collectif  sorti en mars 1962.



jeudi 3 septembre 2015

Dead Ringers (faux-semblants)

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"Beverly and I just have to get synchronized."

Ce second visionnage aurait plutôt tendance à renforcer l'impression négative dégagée lors du précédent. Abordé plusieurs fois au cinéma1, le thème de la gémellité a rarement donné lieu à de vrais bons films. Librement adapté par  et  de l'ouvrage "Twins"2 (1977) co-écrit par Bari Wood (In Dreams) et Jack GeaslandDead Ringers ne présente qu'un intérêt très limité tant sur le plan narratif que cinématographique. Venant après le remake The Fly (également produit par Marc Boyman), authentique film de genre assez réussi, ce drame psychologique (aux furtives connotations horrifiques) constituait une réelle déception.
Sans la présence de 3 dans le double rôle des jumeaux Beverly & Elliot Mantle, le onzième (premier nombre jumeau identique !) long métrage de fiction pour le grand écran de  pourrait être qualifié de vrai désastre fumeux et nombrilisme. Les personnages confiés aux Canadiennes  et  sont quasiment inconsistants. Ni la réalisation de , ni la photographie du Polonais Peter Suschitzky4, ni même la bande originale d'Howard Shore n'apporte un "semblant" de réconfort. Présenté en première lors du 13e TIFFDead Ringers a néanmoins succédé à The Hidden de  au palmarès du "Grand prix" du Festival international du film fantastique d'Avoriaz.
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1. par exemple, dans des registres très dissemblables, A Stolen LifeThe Dark Mirror (tous deux sortis en 1946), Les Demoiselles de Rochefort (1967), Sisters (1973) ou le plus récent Donne-moi la main (2008).
2. inspiré par les frère jumeaux Stewart et Cyril Marcus.
3. William Hurt avait été le premier choix de  (Robert De Niro ayant ensuite refusé la proposition en raison de la spécialité médicale exercée par les frères Mantle).
4. le fils du cinématographe Wolfgang Suschitzky remplaçait Mark Irwin indisponible. Le directeur de la photographie de Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back est depuis resté le collaborateur attitré de .



Born Yesterday (comment l'esprit vient aux femmes)

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"Who do I think I am, anyway?"

Tirée de la pièce éponyme1 écrite par 2, Born Yesterday demeure sans doute l'un des meilleurs films issus de la collaboration entre le scénariste new-yorkais et  débutée en 1947 avec le solide polar A Double Life suivi, deux ans plus tard, par l'excellente comédie romantique Adam's Rib avec le couple vedette -. En se portant acquéreur des droits d'adaptation (pour un million de dollars, un record pour l'époque) de cette comédie dramatiqueHarry Cohn avait pour objectif de relancer sa star Rita Hayworth après trois films au succès plutôt mitigé. Le départ de l'actrice en Europe (où l'interprète de Gilda convole en deuxième noces) et la mise en suspens de sa carrière contraignent le patron de la Columbia à revoir ses plans. Après avoir songé à diverses remplaçantes3Cohn finit par se laisser convaincre4 en acceptant de laisser  reprendre son rôle dans la pièce (une offre que la comédienne avait initialement refusée).
Accompagné de sa fiancée Billie Dawn, de son avocat Jim Devery et de son homme de main EddieHarry Brock débarque à Washington pour y obtenir le soutien de Norval Hedges, un représentant de la Chambre. Parti de rien dès l'âge de douze ans, le riche et colérique homme d'affaires espère en effet le vote d'une loi favorable à son important négoce de ferrailles. Pour que Billie, ancienne artiste de music-hall plus friande de boissons alcoolisées que de culture, puisse donner le change en distinguée compagnie, Brock décide de confier son dégrossissement intellectuel au journaliste Paul Verrall venu l'interviewer. Verrall emmène Billie visiter les hauts lieux (monuments, musées) de la capitale et à un concert de musique classique. Au fil de leurs rencontres, ils développent une aimable complicité. Pleine de bonne volonté sous l'influence de Verrall, Billie fait rapidement de significatifs progrès. Trop aux yeux de Brock lorsque Billie, utilisée comme ignorant prête-nom pour les besoins de l'entreprise, en arrive à se révolter contre la brutale tyrannie exercée en permanence par son compagnon.
A travers cette supposée triviale comédie de boulevard,  faisait avec humour et finesse l'éloge de l'éducation et, plus largement, de l'esprit, de la liberté et de la démocratie (jeffersonienne). Le difficile mouvement émancipateur engagé par Emma 'Billie' du vulgaire et criard Brock5 vers l'intellectuel progressiste Verrall reste, plus d'un demi-siècle après, un pur moment de délectation cinéphile. Afin de conserver toute la spirituelle vivacité du scénario original (en particulier les dialogues entre Billie et Brock), l'adaptation attribuée à  fut d'ailleurs, à la demande de , réécrite par le dramaturge. Il faut, en outre, prêter attention à cette histoire, souvent loufoque mais parfois grave, dans ses moindres détails (si possible en version originale). Si la prestation de , face au discret et sobre , apporte un incontestable relief au film, Born Yesterday6 aurait assurément été bien différent sans l'épatante composition (jeu, voix, phrasé) de 7, justement récompensée par un "Oscar"8 (son unique) pour ce troisième rôle crédité au cinéma. Born Yesterday est entré en 2012 au National Film Registry.

N.B. : la pièce a fait ensuite l'objet de trois autres versions :
- le téléfilm réalisé en 1956 par  pour NBC avec  et ,
Ferraille à vendre (dans la série "Au théâtre ce soir") mise en scène par  avec  et , diffusé en novembre 1972,
- l'adaptation de Douglas McGrath réalisée en 1993  avec  et .
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1. montée au Lyceum Theater de Broadway début février 1946 et restée à l'affiche pendant 1 642 représentations.
2. également réalisateur dès 1938 avec A Man to Remember produit par la RKO. Les plus fameux de ses scénarii ont été co-signés par son épouse, l'actrice  (outre A Double Life et Adam's Rib déjà cités, Pat and Mike et The Marrying Kind réalisés en 1952 par ).
3. les noms de Celeste HolmMarie McDonaldEvelyn KeyesPaulette Goddard, et Ida Lupino ont alors été évoqués. Jean Arthur, pour laquelle le rôle dans la pièce avait été écrit, refusa de le tenir. L'idée d'un emprunt de Lana Turner à la MGM fut finalement abandonnée. Selon KaninMarilyn Monroe passa en 1948 un test pour le rôle avant de signer un contrat de deux films avec le studio. (elle ne tournera que la comédie musicale Ladies of the Chorus avant d'être révélée par la Fox).
4. grâce notamment à l'appui de Katharine Hepburn qui laissait volontiers la presse affirmer que la prestation de Judy Holliday en Doris Attinger dans Adam's Rib avait éclipsé celle de ses principaux partenaires.
5. conçu un peu sur le modèle d'Harry Cohn qui, d'après son biographe Bob Thomas, en était parfaitement conscient !
6. candidat au "Lion d'or" de la 12e Mostra, nommé dans cinq catégories (actrice principale, film, réalisateur, scénario et costumes) des 23e Academy Awards.
7. dirigée une troisième fois par  dans It Should Happen to You (1954) aux côtés de .
8. malgré une concurrence particulièrement relevée : Anne Baxter et Bette Davis (All About Eve), Eleanor Parker (Caged) et Gloria Swanson (Sunset Blvd.).







mardi 1 septembre 2015

Nightcrawler (night call)

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"What if my problem wasn't that I don't understand people but that I don't like them?"

Depuis Network (1976) de Paddy Chayefsky et Sidney Lumet, peu de productions hollywoodiennes ont placé la télévision au centre de leur scénario... sauf sur le mode comique (tel le diptyque Anchorman du duo -). Choisi par le scénariste  (co-adaptateur de The Fall de Tarsem Singh) pour sa première réalisation, le sujet est traité ici sous un angle bien spécifique, à travers un personnage fictif assez singulier. Produit par son frère aîné Tony Gilroy1Nightcrawler constitue, à défaut d'un coup de maître, une première expérience réussie et une vraie bonne surprise2.
Solitaire et sans emploi, Louis Bloom subvient à ses besoins courants en commettant divers larcins sur la voie publique. Une nuit, témoin d'un grave accident de la circulation, il assiste à la couverture de ce fait divers par deux reporters indépendants. Y voyant une opportunité d'améliorer sa situation, Bloom acquiert une caméra et un scanner de fréquences des patrouilles du LAPD. Les images captées sur le lieu d'un mortel vol de voiture lui permettent de rencontrer Nina Romina, directrice de l'information d'une chaine de télévision locale, et de lui vendre sa vidéo. Enhardi par cette première réussite, Bloom cherche à repousser les limites fixées aux journalistes et aux opérateurs free-lance par la police ou les services d'urgence, n'hésitant pas à s'introduire dans le domicile d'une famille victime d'une fusillade de rue. Pour rendre ses interventions plus efficaces, Bloom engage le jeune et impécunieux Rick chargé de l'assister. Les circonstances vont bientôt lui permettre d'arriver sur les lieux d'un triple meurtre avant la police et ses concurrents. Et de pouvoir mettre en scène un reportage consécutif.
De voleur de biens matériels à voleur d'images choc, y a-t-il une si grande différence ? Au-delà de la course effrénée au "sensationnel" motivée par le sordide voyeurisme déclenché par l'accident, le crime et la mort sur laquelle Nightcrawler fonde son récit, ce qui frappe le spectateur, c'est le total détachement, l'absence d'émotion (sauf contre lui-même) du personnage central. Eduqué au moyen du Web, prolixe en sentences pragmatiques un peu creuses3Bloom "se sert" aux deux sens du terme. Il exploite, tel un carnassier nécrophage4, en usant de transgression le malheur et la perte des autres à des fins éminemment mercantiles ; il utilise également ceux qu'il côtoie avec pour unique dessein de satisfaire son ambition personnelle et son désir de reconnaissance. Dans un rôle clairement atypique,  confirme qu'il est l'un des meilleurs acteurs de sa génération. Face à lui, les prestations de 5 (Mrs. ) ou du Londonien Riz Ahmed et la participation de  paraissent d'ailleurs un peu fades. Soulignons aussi la qualité artistico-technique de cette première réalisation, grâce notamment à la photographie nocturne de l'oscarisé , au montage de John Gilroy (le frère jumeau de ) et à la partition musicale de James Newton Howard. Présenté en première lors du 39e TIFFNightcrawler a rencontré un joli succès commercial6 et obtenu quelques prix d'importance secondaire7
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1. leur seconde collaboration après The Bourne Legacy (Michael Clayton), le duo - (Whiplash) et Jake Gyllenhaal sont associés au financement du film.
2. surtout si l'on se souvient du précédent scénario signé seul par , le peu convaincant drame sportif Two for the Money (2005) dirigé par .
3. à l'exemple du "Why you pursue something is as important as what you pursue."
4. Bloom s'apparente un peu au svelte et rapide coyote que l'on aperçoit dans un documentaire au cours du métrage.
5. de retour à l'écran, après la comédie Yours, Mine & Ours (2005), à l'occasion des deux premiers volets de la trilogie en cours Thor.
6. amorti dès le premier weekend d'exploitation : près de 11M$ de recettes (au final 32M$ aux Etats-Unis, seulement 6M à l'international) pour un budget d'environ 8,5M$.
7. nommé toutefois aux WGA et Academy Awards 2015.