mercredi 4 septembre 2013

G.I. Joe: Retaliation (g.i. joe 2 : conspiration)

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99,7% d'action, 0,3% de réflexion, telles sont les proportions des ingrédients de cette première (une seconde ayant été annoncée en mars dernier) sequel. Une suite marquée par un conséquent remaniement à tous les étages. Le duo de scénaristes - (Zombieland) remplace le quintette du volet initial. Cela ne se traduit néanmoins en aucune façon par une rupture conventionnelle... ou par une quelconque inflexion humoristique. Exit , remplacé par * à la direction de cette co-production au budget un peu moins doté**. Enfin seuls cinq acteurs*** de G.I. Joe: The Rise of Cobra reprennent leur rôle au sein d'un casting désormais dominé par le massif . Le contenu narratif est extrêmement pauvre (baston, armes en tous genres et pyrotechnie culminant à un paroxysme grotesque) et mécanique (Hasbro oblige !), les dialogues insignifiants (est-ce une vraie surprise ?), les acteurs dénués du moindre soupçon de finesse, Bruce Willis compris à l'occasion d'une pige sans doute surtout lucrative.
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*déjà successeur d' pour la réalisation des deux derniers volets de la trilogie Sexy Dance.
**130M$ contre 175M$.
***Lee Byung-hun (Storm Shadow), Ray Park (Snakes Eyes), Arnold Vosloo (Zartan), Jonathan Pryce (le président des Etats-Unis) et Channing Tatum (Duke)... qui disparaît d'ailleurs assez vite.



lundi 2 septembre 2013

Wire in the Blood (la fureur dans le sang)

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Adapté de la série de polars "Tony Hill and Carol Jordan" signée à partir de 1995 par la romancière écossaise Val McDermidWire in the Blood surprend tant par son contenu narratif que par le traitement filmique dont il fait l'objet. Anthony Hill, un psychologue clinique un peu atypique, y est sollicité par l'inspectrice-chef Carol Jordan de la police criminelle de la localité fictive de Bradfield au Nord de l'Angleterre afin de l'aider à dénouer des enquêtes de meurtres en série. Des affaires caractérisées par leur aspect sombre, voire sordide ou glauque mais aussi par la typologie mentale spécifique des criminels. Ces deux particularités étant d'ailleurs assez bien traduites par la production* et la réalisation. Aux côtés d' (Ros Myers dans la série MI-5) puis, à partir de la quatrième saison, de la Franco-écossaise , l'ancien boxeur professionnel** devenu acteur spécialiste de la télévision  incarne subtilement cet inclassable, un peu énigmatique profiler.
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*entre autres, le choix du format long métrage (environ 90').
**et guitariste-chanteur.


Episodes

Saison 1
  1. Le chant des sirènes (The Mermaid Singing)
  2. Chapelle ardente (Shadows Rising)
  3. Anges et démons (Justice Painted Blind)
Saison 2
  1. Le silence des collines (Still She Cries)
  2. Illumination (Right to Silence)
  3. Dans l'ombre du roi (The Darkness of Light)
  4. L'ange de la miséricorde (Sharp Compassion)
Saison 3
  1. Rédemption (Redemption)
  2. Mauvaise graine (Bad Seed)
  3. Quand la nuit tombe (Nothing But The Night)
  4. Le sniper (Synchronicity)
Saison 4
  1. La remplaçante (Time to Murder and Create)
  2. Le mur du silence (Torment)
  3. Les âmes perdues (Hole in the Heart)
  4. Retrouvailles fatales (The Wounded Surgeon)
Saison 5
  1. Enfance brisée (The Colour of Amber)
  2. Nocebo (Nocebo)
  3. Le nom des anges (The Names of Angels)
  4. Les péchés des mères (Anything You Can Do)
  5. Massacre au Texas (Prayer of the Bone)
Saison 6
  1. Abomination (Unnatural Vices)
  2. L'ombre de la vengeance (Falls the Shadow)
  3. Géniteur par procuration (From the Defeated)
  4. Le purificateur (The Dead Land)


dimanche 1 septembre 2013

State of Play (state of play, jeux de pouvoir)

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Diffusée par la BBC en mai-juin 2003*, cette série télévisée en six parties développée par Paul Abbott (Shameless) et dirigée par David Yates (notamment réalisateur de quatre des volets de la franchise Harry Potter) mêle étroitement, à partir de l'intrigante concomitance du meurtre d'un adolescent et du suicide présumé de la collaboratrice d'un prometteur jeune parlementaire, investigation crimino-journalistique et affaire politico-industrielle. La qualité britannique est bien au rendez-vous, tant sur le plan narratif qu'à celui des acteurs**, même si State of Play accuse désormais un peu son âge (rythme, éléments concrets de production...)Tony Gilroy et Billy Ray ont adapté en 2007 le scénario pour le cinéma, une coproduction réalisée par l'Ecossais ***.
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*deux ans plus tard en France.
** au rugueux accent écossais (doublement) récompensé lors des BAFTA 2004,  et  (The Last King of Scotland).
***avec  et  dans les rôles principaux.

vendredi 30 août 2013

The Private Life of Henry VIII (la vie privée d'henry VIII)

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Il est amusant de revoir cette classique reconstitution historique produite et réalisée par  en 1933 après le visionnage des quatre saisons de la série The Tudors. Les registres sont bien sûr très dissemblables, la biographie pour l'essentiel matrimoniale* (conjugale !) signée par l'également Austro-hongrois Lajos Biró(The Last Command de ) et Arthur Wimperis (co-scénariste Mrs. Miniver de ) tirant volontiers The Private Life of Henry VIII vers la comédie souvent bouffonne. Evidemment entouré de plusieurs femmes (dont la sienne,  dans l'ingrat mais savoureux rôle d'Anne of Cleves) n'a aucun mal à se faire remarquer. Empoté, grossier, manipulé, le souverain qu'il incarne tranche de manière radicale avec le Henry VIII interprété avant lui par ***, encore davantage avec celui tenu par l'athlétique Jonathan Rhys Meyers de la série déjà mentionnée. Il lui permit d'obtenir, lors de la 6e cérémonie des Academy Awards, l'unique récompense majeure de sa carrière. Grand succès aux Etats-Unis, The Private Life of Henry VIII fut d'ailleurs la première production étrangère nommée dans la catégorie "Meilleur film".
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*de la décapitation d'Anne Boleyn à la tardive et contraignante union avec Katherine Parr.
**chef-scénariste de la London Film Productions.
***dans le germanique et muet Anna Boleyn de .


Alpha Dog

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Choisi pour clôturer la 22e édition du Sundance Film Festival, Alpha Dog nous relate (par le menu) une bien sordide affaire criminelle*. Produit par Sidney Kimmel, le cinquième film réalisé par  n'est assurément pas dépourvu de défauts et maladresses. Mais outre qu'il dispose d'un assez incroyable casting**, sa dimension tragique, l'implacable et absurde fatalité dont un adolescent âgé de quinze ans va être l'innocente victime finit par nous saisir. Focalisé par une vaine comptabilité des témoignages potentiels,  dilue bien trop l'intensité et la progression dramatiques des événements au milieu de séquences souvent stériles. Le sujet méritait probablement un traitement plus sérieux et dense.
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*l'enlèvement puis le meurtre, en 2000 à Los Angeles, de Nicholas 'Nick' Markowitz par Jesse James Hollywood, jeune trafiquant de stupéfiants titulaire d'une créance dérisoire sur le demi-frère aîné du jeune homme.

jeudi 29 août 2013

Iron Man 3

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Le précédent épisode m'avait embarrassé. Ce troisième volet me déconcerte vraiment. Fondé sur la bande dessinée (adaptée en série TV) Extremis, le scénario manque en effet d'unité, voire même parfois de cohérence. Au moyen d'une réminiscence initiale, Tony Stark nous avoue avoir créé, par méprise et/ou désinvolture, le principal antagoniste d'un récit aux enjeux confus, pour ne pas dire inexistants et aux développements chaotiques.  ayant décidé de passer la main*, la direction a été confiée à  (sa seconde réalisation après Kiss Kiss Bang Bang, déjà avec , sortie huit ans plus tôt). Et l'on peut aisément affirmer que ce passage de témoin contribue sans doute à cette forte impression de dispersion narrative mais aussi figurative. Au sein d'un casting dans l'ensemble plutôt décevant*,  compris, seul  parvient à (brièvement) se distinguer. Les producteurs ont, semble-t-il, prévu de convoquer à nouveau Tony Stark ; sur ces bases qualitatives, est-ce bien nécessaire ?
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*au profit d'autres projets et du rôle d'appoint d'Happy Hogan.
** sans nuances,  surtout décorative,  et  quasi transparents.

mercredi 28 août 2013

Enemy of the State (ennemi d'état)

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"- I blew up the building.
Why?
Because you made a phone call."

Troisième plus gros succès de la carrière de  (et pénultième des six collaborations du réalisateur avec le producteur Jerry Bruckheimer), Enemy of the State est un thriller d'action à très forte intensité techno-paranoïaque. Le scénario de  mêle étroitement sécurité nationale, meurtre politique et "pourrissement" accéléré de l'existence d'honnêtes, ou moins recommandables, citoyens étasuniens. L'incessant pistage, à l'aide de moyens extrêmement sophistiqués, auquel se livrent certains agents de la N.S.A. rend le film assez fatiguant et peu crédible. Mais  (d'abord réticent à réaliser cette production à gros budget*) s'y affirme comme l'un des spécialistes du genre ; le rythme effréné ne retombe presque jamais, réduisant subjectivement la durée réelle du métrage**. Le cinéaste anglais convainc  (qu'il a dirigé, trois ans plus tôt, dans Crimson Tide) de tenir l'un des seconds rôles clés, permettant ainsi le casting d'un *** surtout motivé par la participation de son illustre aîné. Les acteurs de soutien, parmi lesquels Gabriel Byrne et Jack Black, manquent enfin de caractères.
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*environ 90M$, soit près du double de celui de ses deux précédents films.
**plus de deux heures.
***Tom Cruise et Mel Gibson ont été un moment pressentis pour le rôle principal.