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"Let's go shopping!"
Avec ce cinquième long métrage, donné en première cannoise (section "Un Certain regard") l'année dernière, Sofia Coppola opte à nouveau pour une inspiration très différente des précédentes. Tiré de faits réels rapportés par Nancy Jo Sales dans son article "The Suspect Wore Louboutins" (mars 2010) pour le magazine "Vanity Fair"*, The Bling Ring s'apparente à une comédie satirique dans laquelle l'aliénation (à tous les sens du terme) des adolescents servirait de thème majeur. Le film trace assez bien le cercle vicieux ayant conduit les cinq protagonistes (sorte d'anti-"Famous Five" de notre enfance) à l'accoutumance malsaine à l'intrusion et au vol, elle-même fondée sur l'absence de vocation, l'inertie, l'obsession de l'apparence, du matérialisme (de luxe/marque !) et de la célébrité, la satisfaction d'une existence par procuration, en un mot : la futilité. La photographie et la direction sont plutôt adroitement réalisées. Le casting (emmené par Katie Chang, Israel Broussard, Emma Watson dans un malicieux contremploi, Claire Julien, Taissa Farmiga) est lui assez plaisant. Confidentiel (au moins en salles, sans atteindre le niveau de Somewhere également co-produit par son frère Roman), parfaitement oubliable mais cependant tolérable.
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*également à l'origine du téléfilm homonyme (2011) de Shelley Evans et Michael Lembeck.
Avec ce cinquième long métrage, donné en première cannoise (section "Un Certain regard") l'année dernière, Sofia Coppola opte à nouveau pour une inspiration très différente des précédentes. Tiré de faits réels rapportés par Nancy Jo Sales dans son article "The Suspect Wore Louboutins" (mars 2010) pour le magazine "Vanity Fair"*, The Bling Ring s'apparente à une comédie satirique dans laquelle l'aliénation (à tous les sens du terme) des adolescents servirait de thème majeur. Le film trace assez bien le cercle vicieux ayant conduit les cinq protagonistes (sorte d'anti-"Famous Five" de notre enfance) à l'accoutumance malsaine à l'intrusion et au vol, elle-même fondée sur l'absence de vocation, l'inertie, l'obsession de l'apparence, du matérialisme (de luxe/marque !) et de la célébrité, la satisfaction d'une existence par procuration, en un mot : la futilité. La photographie et la direction sont plutôt adroitement réalisées. Le casting (emmené par Katie Chang, Israel Broussard, Emma Watson dans un malicieux contremploi, Claire Julien, Taissa Farmiga) est lui assez plaisant. Confidentiel (au moins en salles, sans atteindre le niveau de Somewhere également co-produit par son frère Roman), parfaitement oubliable mais cependant tolérable.
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*également à l'origine du téléfilm homonyme (2011) de Shelley Evans et Michael Lembeck.
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