lundi 28 octobre 2013

Flight

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"- I'm trying to save your life!
- What life?"

Héros et alcoolique. L'association dérange évidemment. Mais le scénario original de  (Coach Carter, Dreamer: Inspired by a True Story) installe la problématique de Flight en ces termes. Comment un commandant de bord, épuisé, ivre et sous cocaïne, d'une petite compagnie aérienne intérieure a-t-il pu faire atterrir d'urgence un avion de ligne en perdition (la scène du crash landing est d'ailleurs assez impressionnante), sauvant ainsi la vie de quatre-vingt seize des cent deux passagers de l'appareil ? Le film réalisé par  (le premier avec de vrais acteurs depuis Cast Away en 2000) ne répond évidemment pas à cette question*. Mais il en pose d'autres**, notamment celle de la rupture avec une addiction. Succès commercial, Flight ressemble à s'y méprendre à un véhicule promotionnel pour  (son interprétation lui permettant d'être, onze ans après Training Day, nommé pour la sixième fois aux "Oscars") sur lequel repose l'essentiel de la narration. ,  et l'excellent  ne tiennent en effet que des rôles de soutien.
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*d'autant que les tentatives en simulateur ont toutes échoué !
**comment un individu si peut attaché à son existence a-t-il pu faire preuve d'un tel instinct de survie ? Faut-il juger l'état ou l'action ? Quelle importance tiennent la coïncidence, le destin et la foi ?...


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